The Social Reckoning
Ou l'anatomie d’une chute.
Sorti mercredi 7 octobre, The Social Reckoning a enregistré 10 000 entrées en France, soit moitié moins que The Social Network en son temps, il y a 16 ans. À Paris, le premier jour, le film a réalisé 877 entrées sur 16 copies.
Comme nous l’expliquions dans le précédent article relatant le sujet du film, Facebook a changé, la cible a vieilli et ce réseau social a perdu de son attractivité.
Le sujet en lui-même révèle le côté sombre de Facebook. Quand bien même il est bon de connaître les tenants et les aboutissants de ce réseau via les Facebook Files, il n’en reste pas moins que, dans un contexte morose où l’on baigne constamment, du matin au soir, dans un climat anxiogène, entre intox et fake news, dont certaines sont reprises par les médias, il est assez normal qu’une petite poignée de spectateurs seulement s’y intéresse et que le film peine à convaincre en salle.
D’autant que la caricature faite de Mark Zuckerberg ne convainc pas, et que le film est constamment mis en balance avec The Social Network.
Mauvais choix de distribution du film ? Probable. Il aurait été intéressant de voir si, en entrant dans les foyers via une plateforme de streaming comme Netflix, le film aurait suscité davantage d’intérêt auprès du public plutôt que de l’inciter à s’asseoir dans un fauteuil de cinéma.
Aujourd’hui, les perspectives d’un échec commercial se précisent, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. Le week-end sera décisif et les derniers chiffres tomberont entre dimanche soir et lundi pour les États-Unis.
En France, c’est plus mitigé. Attendons de voir, mais globalement, les entrées seront beaucoup moins nombreuses que pour The Social Network.
La Rédaction
